Publié dans Politique

Nationalité française du Président Rajoelina - Le débat clos !

Publié le dimanche, 16 juillet 2023



Interviewé par les journalistes au cours d’une émission spéciale diffusée sur les stations publiques et quelques stations privées de la Capitale, le Président de la République malgache Andry Rajoelina est revenu sur le débat engagé depuis quelques semaines après la publication de documents autour de sa nationalité française et le fait qu’il ne soit plus Malgache.
« Le sang qui coule dans mes veines est Malgache. Personne n’enlèvera le fait que je sois Malgache, mon patriotisme. On peut dire ce que l’on veut, critiquer, mais on ne me l’enlèvera pas et je n’accepte pas qu’on dit que je ne suis pas Malgache », a répondu directement le Président Rajoelina. « Est-ce un crime d’avoir une autre nationalité », interroge-t-il, au cours de l’émission tournée en direct depuis le Palais d’Iavoloha, et devant un parterre composé de présidents d’institution, de parlementaires, de gouverneurs, de Forces de l’ordre ou encore de notables et autorités traditionnelles du pays.
Pointant du doigt un débat savamment entretenu par ses opposants politiques à l’approche des élections dans le pays, le Chef de l’Etat  rappelle que dans l’histoire mondiale et malgache, plusieurs personnalités ayant une double nationalité ont dirigé leurs pays, sans que leur patriotisme pour le pays qu’ils ont dirigé, ne souffre d’aucune contestation. Il cite à titre d’exemple, les fondateurs du parti nationaliste Mouvement démocratique pour la rénovation malgache(MDRM) qui ont la nationalité française. Le Président Andry Rajoelina affirme ainsi que ce n’est pas « un bout de papier de 8 cm dans sa poche » qui ôtera son patriotisme. Le locataire d’Iavoloha indique aimer sa patrie et est « prêt à mourir pour elle ».
Raisons pratiques
Par ailleurs, le Président de la République dément les informations selon lesquelles il pourrait s’agir d’une quelconque contrepartie de sa non-candidature à l’élection présidentielle de 2013. Il indique avoir demandé la nationalité française pour des raisons pratiques, notamment pour faciliter les études de ses enfants en France. Le Chef de l’Etat refuse le terme de naturalisation mais parle d’un droit acquis étant donné la nationalité française de son grand-père. La démarche a été entamée une fois en dehors du pouvoir, assure-t-il.
Il souligne que le fait qu’il a une autre nationalité n’impacte nullement sur sa prise de décisions, illustrant son propos en parlant de la demande officielle qu’il a faite au Président français Emmanuel Macron en 2019, de trouver une solution à la question des îles Eparses.
Il souligne par ailleurs ne pas avoir dissimulé sa nationalité française. Les décrets sont publiés au Journal officiel, aussi bien ici à Madagascar qu’en France,  rappelle-t-il, rajoutant que personne ne lui a jamais demandé s’il avait la nationalité française. Pointant du doigt un faux- débat autour de sa nationalité, il appelle à faire une lecture combinée des textes lorsque l’on parle de cette question de la nationalité et ne pas se borner à l’article 42 du code de la nationalité. Souhaitant que ce faux-débat soit dorénavant clos, il appelle à le juger uniquement sur ses réalisations.
Flou
Des réalisations, justement, le Chef de l’Etat en a cité plusieurs hier, dans le domaine de l’éducation, de la santé, de la justice ou encore de la jeunesse. Dressant un bilan à quelques mois de la fin de son mandat, le numéro Un du pays cite par exemple les 4 198 salles de classe construites ou encore les 28 hôpitaux « manara-penitra » construits sous son mandat.  Il liste également les Tribunaux, les autres infrastructures de proximité, les moyens mis à disposition des responsables des Collectivités territoriales décentralisées, dans le cadre de la décentralisation du pays ou encore des routes.
Dans ce chapitre, il y a notamment les problèmes d’approvisionnement en électricité. Trois semaines ont été données au ministre de l’Energie pour solutionner le problème à court terme. Des parcs solaires devraient également être installés dans le pays d’ici la fin de l’année. La construction des centrales hydroélectriques doit, à long terme, constituer une solution à ce problème, « dans cinq ans », estime-t-il. En tout cas, des réalisations hors du commun, laisse-t-il entendre, ont été faites, soulignant néanmoins que beaucoup reste encore à faire. De là à dire qu’il lui faudra un autre mandat ? Le Chef de l’Etat continue d’entretenir le flou. Il a refusé hier d’annoncer s’il était candidat pour briguer un second mandat à la magistrature suprême ou non.
La rédaction


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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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